Face aux événements récents ayant lieu en Hongrie et répondant à l'appel du Parti Socialiste Européen, des militants socialistes français et européens menés par le citygroup de Clermont-Ferrand, ont décidé d'organiser un cercle de silence en hommage aux libertés hongroises mises à mal ainsi qu'aux militants du parti socialiste hongrois, persécutés par le régime de Viktor Orban (et soutenu par les partis de droite et d'extrême droite européens, dont l'UMP).



Ce cercle de silence se réunira le samedi 28 janvier à 11:30 devant le relais Europe Direct Rhone Alpes, 13 rue de l'arbre sec, Lyon, 1er arrondissement.

Pour la première fois depuis la création de l’Union Européenne, l’action menée par le gouvernement de l’un des Etats membres constitue une sérieuse menace contre la démocratie dans son pays. Depuis son arrivée au poste de premier ministre hongrois suite à la victoire de son parti, le Fidesz, lors des élections législatives de 2010, Victor Orban n’a cessé de faire voter des mesures inquiétantes tout en adoptant un comportement populiste laissant craindre une forte dérive autoritaire.


Quelques exemples de ce qui se passe aujourd’hui en Hongrie










Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán, lors d'une conférence de presse, le 16 janvier. (Photo Bernadett Szabo. Reuters)


- Les médias publics audiovisuels sont supervisés par un conseil des médias dirigé par un fidèle de Victor Orban qui a pour attribution de vérifier si les programmes sont politiquement équilibrés et objectifs. Autant dire que la liberté audiovisuelle est fortement menacée.
- Les sans abris risquent la prison de par leur simple statut de sans domicile fixe : en Hongrie on pourra donc aller en prison sans avoir commis de crimes ou de délits mais simplement parce qu’on manque de moyens pour s’offrir un logement.
- Le gouvernement peut décider de confier telle affaire à tel juge ce qui, évidemment, va à l’encontre de la séparation des pouvoirs entre l’exécutif et le judiciaire.
- L’appellation « République de Hongrie » disparaît au profit d’une simple référence à la seule « Hongrie ». C’est loin d’être un point de détail purement symbolique puisque cette formulation ouvre la voie à un possible changement de régime, la forme républicaine de gouvernement n’étant plus un principe constitutionnel.
- Le préambule fait explicitement référence à Dieu ainsi qu’à la « Sainte Eglise » comme fondements de la nation hongroise ce qui est discriminatoire à l’encontre des citoyens hongrois non catholiques. 

Jusqu’ici nous avons eu une absence choquante de condamnation de la part des dirigeants des partis conservateurs qui comptent le FIDESZ au sein de leur famille. Malgré une année d’érosion constante des standards démocratiques, il y a eu un silence quasi-total.
Le parti populaire européen (PPE) qui compte FIDESZ parmi ses membres, devrait suspendre ses affiliés hongrois tant que des standards démocratiques acceptables internationalement ne sont pas rétablis en Hongrie. Parallèlement, le Parlement européen devrait appeler les 14 députés européens du FIDESZ à rejeter les actions du gouvernement FIDESZ et à s’engager personnellement à faire respecter des standards démocratiques acceptables internationalement.


Il faut que l’ensemble des progressistes dans chaque pays se mobilisent pour organiser des manifestations contre le gouvernement Orban. Montrons que partout sur le continent nous sommes solidaires de ceux qui, en Hongrie, croient encore en la démocratie et en la liberté.

 
Contact Presse Alexandre Alaphilippe Clermont-Citygroup
clermontcitygroup@gmail.com www.clermontcitygroup.eu