Air du temps: moi non plus je n'aurais pas de retraite!

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" Chose promise, chose due. Je m’attaque cette semaine à une rhétorique célèbre: l’effet dévastateur de la globalisation financière sur notre modèle social. Le pari est risqué tant l’unanimité est grande à ce sujet. A gauche, on dénonce la mise en concurrence impitoyable des Etats-providence, dans une course vers le bas dont les gagnants seront les moins-disant en termes de protection sociale, de redistribution, de culture etc.  A droite, c’est du côté des recettes que l’on perçoit un engrenage dangereux: pour continuer à attirer les investissements étrangers, les gouvernements reportent toute la pression fiscale sur les salaires. La hausse du coût du travail provoque alors chômage et déficits publics.

Que l’on prenne le problème du côté des dépenses ou des recettes, la conclusion est identique: la mondialisation met en péril le financement de nos systèmes sociaux et une fois arrivés au pouvoir les partis de droite comme de gauche n’ont d’autre choix que de réduire les ambitions sociales de l’Etat et mener des politiques d’austérité: c’est la fin de la politique et le triomphe des marchés............."