A lire l'article sur le sort des enfants des camps de réfugiés en Palestine www.michelcollon.info/L-enfance-sous-occupation.html
Combien de temps va durer cette haine ?

*


"Offrez une plaine de jeux aux enfants d’Aïda"
Juste derrière les locaux du Lajee Center se trouve un terrain de plus ou moins 2000m². Jusqu’il y a peu, ce terrain était laissé à l’abandon par son propriétaire et utilisé par les habitants du camp comme une décharge publique.« Ce terrain inutilisé est une aubaine pour offrir aux enfants du camp un lieu sûr où jouer », se sont dits les responsables du Lajee CenterDurant l’année 2010-2011, les volontaires du Lajee, aidés par des internationaux, se sont retroussés les manches et ont nettoyé, aplani à grand renfort de bulldozers ce bout de terre pour y construire une plaine de jeux, un terrain de mini-foot et des emplacements de pique-niques.Mais c’était sans compter sur le propriétaire, un riche palestinien d’Hébron, qui une fois les travaux finis, s’est manifesté pour reprendre son bien. Après une aventure rocambolesque les parties s'accordèrentsur un prix qui donne le tournis : 210.000 dollars (160.580 euros).À la date du 7 avril, le Lajee Center avait récolté 56.500 dollars (43.202 euros). D’ici la fin de l’année, il doit trouver 153.500 dollars supplémentaires (117.374 euros).
 
Jouer : un droit fondamental des enfants
 
Par cet achat, la Lajee Center entend faire garantir l’article 31 de la Convention des Nations Unies pour les Droits de l’Enfant : « 1.Les Etats parties reconnaissent à l'enfant le droit au repos et aux loisirs, de se livrer au jeu et à des activités récréatives propres à son âge et de participer librement à la vie culturelle et artistique. 2. Les Etats parties respectent et favorisent le droit de l'enfant de participer pleinement à la vie culturelle et artistique et encouragent l'organisation à son intention de moyens appropriés de loisirs et d'activités récréatives, artistiques et culturelles, dans des conditions d'égalité.Le Lajee Center lance donc un appel international de récolte de fonds à tous ses soutiens, amis, militants de la cause palestinienne, pour les aider à concrétiser ce beau projet.
 
Un acte de résistance
 Offrir une plaine de jeux aux enfants d’Aïda est un acte pacifique de résistance. Chaque morceau de terre que les Palestiniens peuvent mettre au service de leur communauté est une terre qui échappera peut-être à la colonisation israélienne et offrira à ces enfants des camps un lieu d’épanouissement, de jeu et de détente.